Je m’appelle… moi

Comment t’appelles-tu ? Como te llamas? Curieuses questions…
L’anglais « what’s your name » est moins troublant. Puisque ce sont bien sûr les autres qui ont surtout besoin de nous appeller. A commencer par nos parents.
Ma mère me demandait l’autre jour : Que penses-tu de ton prénom ? Ce sujet l’amuse beaucoup, mais moi beaucoup moins, et cela nous arrive avec des tas d’autres sujets bien sûr 😉 (te quiero, mami!). Je lui avouais toutefois que j’aurais préféré avoir deux prénoms, histoire d’avoir le choix, au cas où, même si je sais qu’elle a dû se battre pour que je n’en ai qu’un. J’ai ainsi été sauvée du Maria familial et du sentiment d’appartenance qui serait venu avec…
Cela dit, je ne suis pas mécontente de mon sort. Un prénom ni trop courant ni pas assez, qui a l’avantage de paraître moderne et original en France grâce à sa terminaison en A, c’est plutôt sympa.
Ah ce deuxième A ! Un vrai bouquet final ! En français, soit on n’entend que lui, soit on ne l’entend pas du tout. Si, en me présentant, je n’appuie pas suffisamment dessus on entend Viviane et je dois recommencer pour rectifier.
D’ailleurs, je dis souvent que je ne considère pas que mon prénom tel qu’on le prononce en français soit vraiment mon prénom. Car ses sons sont très éloignés de ceux qui plaisaient à ceux qui l’ont choisi. C’est donc juste comme ça que je me fais appeler… tout le temps.
Le problème c’est que lorsqu’on m’appelle par mon prénom en entier en espagnol, ce qui ne m’arrive plus très souvent, cela me fait tout drôle aussi car j’ai perdu complètement l’habitude.
Dans ma famille, j’ai toujours été Vivi, sauf pour mon grand-père paternel qui s’amusait à déplacer l’accent sur le 2e i, comme s’il avait présenti quelque chose et qu’il avait voulu que je commence à me préparer… pour le jour où je partirais au pays où la dernière syllabe est reine. Cela ne me plaisait pas du tout à l’époque, le prenant pour un ordre : viví voulant dire « vis ! » dans notre espagnol à nous. Alors qu’aujourd’hui je me demande : quel meilleur conseil aurait-il pu me laisser en guise de testament ?
Ces questionnements existenciels m’ont amenée, depuis quelque temps, à changer de façon de m’appeler. Oui, je me suis bien appelée lorsque par exemple j’ai cherché le nom de ce blog. « Ohé, où es-tu passée ? C’est par ici qu’on devient… en écrivant. » Et pour cette grande occasion je n’ai gardé que les 3 premières lettres. C’est court, symmétrique et parfaitement imprononçable en espagnol. C’est mon moi à moi de maintenant ! Et je suis enchantée de faire ta connaissance.

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A propos auxecrires

Femme, mère de 2 enfants, quadra, habitant en région parisienne...
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