Il faut savoir changer pour rester soi-même

Le jour de mon anniversaire. Un cap difficile à passer cette année mais une vraie volonté de faire de cette journée une réussite, grâce à beaucoup de self control et d’optimisme ! On se lève du bon pied et sans stresser (pour changer) on commence à se préparer. A la radio, quelqu’un est interviewé et, tout à coup, j’entends : « Il faut savoir changer pour rester soi-même, comme disait Simone de Beauvoir ». Voilà une phrase intéressante, qui rebondit dans ma tête et que je note sur un coin de papier. Joli, à méditer…
Mais je veux en savoir plus ! Quand, où et pourquoi Simone de Beauvoir a dit ça ? Et puis, que sais-je sur Simone de Beauvoir ? Mon ignorance m’effraie et je me promets de faire des recherches. Malheureusement, cela ne se fait pas en cinq minutes de mettre la main, les yeux plutôt, sur la source de la citation… En revanche, on trouve facilement, google aidant, qui a dit qu’elle a dit que.
Merci donc à Angelin Preljocaj d’avoir partagé avec moi sa « devise » en ce jour mémorable !

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A propos auxecrires

Femme, mère de 2 enfants, quadra, habitant en région parisienne...
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27 commentaires pour Il faut savoir changer pour rester soi-même

  1. Thierry TOUITOU dit :

    c’est drôle… l’entendant (en un jour loin de mon anniversaire, ce qui n’en fait pas pour autant un jour ordinaire…), j’ai agi de même… pendant 2 jours, le bout de papier est resté en l’état, là où je l’avais écrit… manière d’y penser sans y penser… mais depuis ce matin, patafixé! sur le mur qui lui était le plus proche (dans ma cuisine!)

    et ce soir seulement, cherchant à en savoir davantage sur cette citation qui me poursuit de son évidence, càd qui me rejoint, me voilà ici… changement de direction!, dans le mouvement d’un partage sur mon chemin d’ignorance… pour rester moi-même 🙂

  2. auxecrires dit :

    C’est très amusant en effet ! Merci pour ce commentaire qui, en plus, me rassure. Vous ne pensiez peut-être pas qu’il pourrait avoir cet effet là ? En fait, depuis que je l’ai posté, je vois dans les stats du blog que cet article a été consulté par plusieurs personnes. Et je me sentais presque coupable (les femmes sont très fortes pour ça en général) d’avoir pu donner un faux espoir à des gens qui seraient arrivés là en cherchant une information que je ne donne pas. Vous-même, comme moi, vouliez en savoir plus sur cette citation et peut-être avez vous cru un instant trouver une réponse sur ce blog ? Vous n’en savez pas plus et, pourtant, vous n’avez pas l’air frustré. Savoir que la lecture de ma petite anecdote a été l’occasion d’un partage (d’ignorance) me ravit. Je vais pouvoir dormir beaucoup mieux cette nuit !

    • Th dit :

      Bien sûr que je croyais y trouver la référence ! (j’avais déjà tardé à la rechercher…), et tout semble toujours trouvable sur Internet !

      La trouvant,
      càd trouvant confirmation que cette pensée était bien de Simone de Beauvoir, trouvant de quel livre elle était extraite,
      qu’en aurais-je fait ?

      Aurais-je pour autant été jusqu’à le relire, l’acheter pour le lire, retrouver le tout pour la partie?
      De quoi au juste mon appétit de savoir aurait-il été satisfait ?

      Sûr, je serai reparti illico, laissant pour seule trace de mon passage ici une incrémentation supplémentaire au compteur de consultation… Sûr aussi, je ne serais jamais revenu…

      Merci donc de ce que je n’ai pas trouvé !

      J’ai trouvé mieux !
      Que vous y aviez été sensible, rejointe aussi par cette phrase, que vous aviez… non…, que nous avions eu au-delà d’elle, à Paris et à Strasbourg, le même geste en partage pour cette parole qui nous avait traversés, accompagnés…
      … et la découverte de votre blog, rencontre bien improbable autrement, si petite communauté sur la toile mondiale, avec l’envie d’y rester un peu, de le parcourir, d’oublier ma recherche et de souhaiter y écrire…

      La citation résiste en ses sources ? Tant mieux !
      Existe-t-elle vraiment ? Qu’importe !

      Et puisque « on ne peut rien écrire dans l’indifférence » (Les Mandarins),
      ici j’ai retrouvé, portant attention particulière, une certaine qualité d’être…

      Bien bonne nuit!

      • auxecrires dit :

        Votre réponse m’a fait bien plaisir et m’a poussée à réfléchir à notre démarche commune.
        Nous avons cherché sans succès et, au lieu de renoncer ou de continuer notre quête ailleurs, nous nous sommes arrêtés, ici, pour raconter notre recherche à quelqu’un d’autre. Au final, nous avons obtenu ce que nous ne savions pas que nous cherchions : un interlocuteur qui aurait lui aussi été sensible à cette phrase qui semble interloquer pas mal de monde. Et nous sommes d’accord, c’est en effet bien mieux de pouvoir échanger avec un vrai quelqu’un plutôt qu’avec Simone, qui aurait du mal à être réactive ou à ajouter quoi que ce soit de plus que ce qu’elle a (peut-être) déjà écrit à ce sujet.
        Alors, pour vous remercier de vos remerciements pour ce que je n’ai pas donné, je peux bien essayer d’en dire plus sur le pourquoi de mon intérêt pour cette phrase…
        Rester soi-même. Il m’est arrivé de sentir que je n’étais plus moi, que je n’aimais pas ce que j’étais devenue. Et c’est par le changement que j’ai réussi à me retrouver. Ça n’a pas été facile mais ça valait le coup. J’aurai donc plutôt dit : Il faut savoir changer pour se retrouver quand on s’est perdu.
        En vous souhaitant une excellente nuit…

  3. Th dit :

    Très franchement, j’ai attendu votre réponse…
    Et la découvrant… j(e vous)’ai souri d’abord… et encore de la formule (de remerciement) – belle boucle
    Lisant votre brin de confi(d)ence, je vous ai accompagné où je me suis reconnu…
    Mon tout dernier carton à vider témoigne aussi que j’ai recommencé à être 🙂
    Oui, car j’ai vérifié, aux plages blanches je me suis trouvé !
    Invitation Aux édires de Viv(e voix)

    Belle fin de journée !

    • auxecrires dit :

      J’ai moi aussi souri en lisant votre réponse. Pendant un bon moment même.
      Cela n’est pas passé inaperçu aux yeux de mon fils aîné qui m’a dit : « ah, toi, tu es sur facebook ! » C’est parce qu’il n’est pas au courant pour mon nouveau petit chez moi sur internet…
      Mais Thierry, parlez-vous espagnol ? Habitué des plages Strasbourgeoises, il se pourrait bien que vous ayez fait « anglais-allemand ».
      Au cas où, je vous le dis quand même : j’ai déjà commencé à vous répondre, en quelque sorte, hier.
      Bonne fin de week-end !

  4. Th dit :

    Aïe ya ÿaïe!
    No hablo español…
    Vais voir si « Reverso » peut m’aider…

    En attendant, vous confier que ce matin, je me suis surpris à fredonner « Samba em preludio »…
    « Comme au passant qui chante on reprend sa chanson » (lalala ; Que serais-je sans toi – Aragon)
    … qui ajoutait son écho chantant au livre de mon week-end « Dans les chaussures d’un autre » où, Bruno Bettelheim, au fil de 5 discussions recomposées à partir de la matière de ses derniers séminaires, nous invite sans cesse à dépasser nos présupposés, à porter la plus vive attention aux détails, à ce que nous ressentons, à développer notre sens de l’empathie, à vivre la rencontre de l’autre, toujours, en l’invitant…

    Revenant à votre chanson d’hier (dans la vidéo), j’ai été frappé par ces deux visages (que le réalisateur se plaisait à fondre-enchaîner) traversant/vivant si différemment/étrangement la musique…

    A plus près de la nuit…

  5. Th dit :

    C’est beau un sourire… confiance confiée au visage en partage

    Pour sourire encore, je vous invite sur « Reverso » à mesurer l’écart de langue « Traduttore = tradittore », et l’étendue de ce qui, forcément, m’échappe…
    Et même si Dieu (ou Le diable) est dans les détails, je crois avoir saisi l’intention/attention ——-, l’essentiel ——-, qui fait encore écho ——-, décidément !

    Confiance à cet au-delà des mots qu’il est possible d’entendre… avec ou sans voix… même quand on n’est pas une petite fille 🙂

    Douce nuit à vous

    • auxecrires dit :

      M’étant fait la promesse de me coucher tôt ce soir, je suis obligée de faire très court… à contrecoeur !
      La traduction de Reverso m’a bien amusée, mais celle de Google traduction m’a fait hurler de rire (enfin, discrètement tout de même, les enfants dorment juste à côté).
      Heureusement, votre réponse est la preuve que vous avez compris l’essentiel du message. Mais si jamais vous êtes tenté d’essayer l’autre traducteur, sachez (même si ce n’est sans doute pas la peine de le préciser) que ma prose d’hier était tout à fait politiquement correcte.
      A très bientôt…

  6. Th dit :

    Bonsoir Viv? (je ne connais pas votre prénom)
    Pour vous, un cadeau… de mots… des miens, d’un autre genre…
    ***
    j’ai le songe étrange de la fleur d’oranger, et
    j’ai pour voyager mon ombre comme passager

    j’ai pressé un grain de raisin pour une gorgée, et
    j’ai dans la main un flocon quand il a neigé

    j’ai appris du nuage le cœur léger, et
    j’ai ce que j’ai su laisser pour le partager
    ***
    Bien belle nuit à vous (petite grenouille:-)

    • auxecrires dit :

      Bonsoir Thierry !
      La vie est très injuste 😉 ou peut-être pas tant que ça… Vous ne connaissez pas mon prénom mais vous connaissez mon âge !
      Merci pour votre cadeau ! Est-ce pour mon anniversaire ? En fait, j’ai un petit problème avec les cadeaux plus « classiques ». Mais des comme ça… j’adore ! Ca va être à mon tour de patafixer je crois.
      Encore très peu de temps ce soir (il est déjà très tard !) mais je voulais vous dire que j’ai passé une excellente journée. Comme j’en avais pas eu depuis un certain temps…
      Très bonne nuit à vous,
      La rana Viv

  7. Th dit :

    Juste le temps d’un coucou (comment nomme-t-on cette fleur en espagnol? 🙂 pour vous, parce que nous (j’ai une fille 🙂 partons mettre notre mercredi au vert plus près de la ligne bleue de nos Vosges…
    Coïncidence!, parce que j’aime aussi cette auteure et parce que j’irai voir son roman mis en scène au TNS (Théâtre National de Strasbourg), j’emporte avec moi « Lignes de faille » (l’avez-vous lu?) commencé dimanche…
    « Viv » d’abord… (comme Viviana), puis l’ « s » de votre côté « fleurS »… (comme Iris)… confiez-moi un indice pour me permettre de le/la mettre en ma voix…
    A demain 🙂

  8. auxecrires dit :

    Thierry, je découvre grâce à vous ces très jolies fleurs, comme un autre cadeau pour les yeux. J’apprends aussi qu’en espagnol elles s’appellent primaveras (printemps) et cela me donne une nouvelle idée de sujet à ajouter à ma liste d’attente (je voulais écrire ce soir sur une chanson mais j’ai changé d’avis). On ne peut pas tout faire : dormir ou écrire, il faut choisir !
    Ce soir, je vous envie un petit peu : pour votre mercredi dans la nature, pour votre lecture (oui, j’ai lu Lignes de faille et j’ai beaucoup beaucoup aimé), pour le théâtre à venir et même pour votre fille !
    A très bientôt 🙂

  9. Th dit :

    Viviana,
    cela me plaît de l’écrire, et plus encore de le prononcer – en amuissant délicatement le « a » final, le dire à pleine caresse 🙂
    Que veux-tu…
    « Et ne m’en veux pas si je te tutoie
    Je dis tu à tous ceux que j’aime
    Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
    Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
    Même si je ne les connais pas »
    Rappelle-toi Barbara – Jacques Prévert
    … j’aime nommer, pas tant pour la quête de précision que pour le plaisir sonore de l’évocation et du rêve que les sons promettent aux mots…
    une adresse caresse
    oui, c’était l’été en notre jardin de petit paradis… comme nous le nommons… avec les feuilles les pommes du japon bien jaunes de pommier japonais bien jaunes à terre
    une coccinelle orange
    Je prendrais prochainement le temps de te raconter mon Espagne…
    je dis tu à ceux qui s’aiment même si je ne les connais pas

  10. Th dit :

    j’ai dû faire une mauvaise manip, je reprends donc…

    Viviana,
    cela me plaît de l’écrire, et plus encore de le prononcer – en amuissant délicatement le « a » final, le dire à pleine caresse 🙂
    Que veux-tu…
    « Et ne m’en veux pas si je te tutoie
    Je dis tu à tous ceux que j’aime
    Même si je ne les connais pas »
    Rappelle-toi Barbara – Jacques Prévert (j’ai un peu tronqué la citation pour être plus proche de ce qui se partage ici…)
    … j’aime nommer, pas tant pour la quête de précision que pour le plaisir sonore de l’évocation et du rêve que les sons promettent aux mots…
    Oui, c’était l’été en notre jardin de petit paradis… comme nous le nommons… avec les feuilles du peuplier tremble et les pommes du japon bien jaunes déjà à terre ,
    une coccinelle orange, rencontre gracile, est même venue se percher sur ma main lorsque je lisais allongé au soleil…
    Je prendrais prochainement le temps de te raconter mon Espagne…
    Douce nuit Viviana

  11. Ping : Cambia, todo cambia! | Aux écrires de Viv

  12. auxecrires dit :

    Thierry,
    Je me demande si vous avez une idée de tout ce que j’apprends en vous lisant… Et je voyage aussi. Ne le prennez pas mal, mais j’adore vous vouvoyer !
    Là, il est vraiment trop tard. Je suis de moins en moins raisonnable.
    Bonne nuit à vous aussi et à dans quelques jours sans doute (un autre anniversaire demain ne me laissera pas le temps d’écrire)

  13. Th dit :

    Viviana,
    Probablement pas… Le partage ne cherche pas sa mesure… Et j’apprends aussi… 🙂

    Par exemple, j’ai réalisé, (pour le dire en termes politiquement correct) par européanocentrisme, ou (pour le dire en termes plus sévères à mon égard) par étroitesse d’esprit, que je vous imaginais espagnole parce que votre langue maternelle était l’espagnol… alors que les hispanophones sont 332 millions dans le monde ! (et plus nombreux que les anglophones ! qui ne sont que 322 millions) ; du coup j’ai voyagé en pensée vers l’Amérique du sud, continent sur lequel je n’ai pas encore posé les pieds…
    Et retrouvé un brin de ma mémoire !, comme vous le lirez dans ce qui suit…

    L’Espagne, et l’espagnol. J’y suis allé 3 fois… La première fois pendant un mois : Vitoria Burgos Valladolid Salamanca Madrid Toledo Córdoba Sevilla Granada Murcia Valencia Barcelona Cadaqués. J’y suis retourné deux autres fois : une semaine à Madrid, une semaine à Barcelona ; j’aime prendre le temps d’être traversé… et pour l’être aussi par la langue, car j’aime pouvoir parler où que je sois… j’avais suivi une vingtaine de leçons… et « lu » « Sonetos espirituales » de Juan Jamon Jiménez en édition bilingue, car j’aime la poésie…
    « La claridad sin fin de su hermosura
    es, cual cielo de fuente, illimitada
    en la limitacióde tus orillas. »

    Mais à dire vrai, j’avais déjà de l’espagnol en tête… Notamment, celui des Quilapayún (mais bien d’autres encore : Paco Ibáñez, Illapu, etc.), groupe chilien que j’ai eu la chance d’entendre plusieurs fois en concert lorsque je vivais sur/à Paris (car je ne suis pas alsacien), et dont je connais même encore quelques textes par cœur…

    Un instant, Viviana, je pars en quête sur Internet (puisque mes vinyls sont au fin fond de ma cave…) d’un/une que j’aimais tout particulièrement…

    Me souvenant des premières paroles, je viens de le retrouver…
    J’en frissonne de joie !
    Son titre : La Vida total, j’adore ! (et en comprends toutes les paroles :-))

    La vida es un espacio entre dos muertes
    La muerte es un silencio del amor
    El amor es un orgasmo entre dos lágrimas
    La lágrima es un lago sin su canto
    El canto es un misterio de la boca
    La boca es un abismo antes del pecho
    El pecho es otro abismo entre dos sangres
    La sangre es el motor que nutre el acto
    El acto es una danza contra el tiempo
    Y el tiempo es lo que mide los espacios
    hasta aquí enumerados.

    La selva es el ancestro del desierto
    El desierto es un cuerpo ya bebido
    Beber no amaga el fuego en la conciencia
    La conciencia es un reloj de arena antiguo
    Lo antiguo nos modela como a un niño
    Un niño es el pasado de los cuerpos
    El cuerpo es un combate que se pierde
    Se pierde sin retorno a lo increíble
    Lo increíble será lo que no podemos
    Y lo que no podemos será lo que siempre queramos.

    Et pour l’offrir à vos oreilles 🙂

    J’espère qu’il vous enchantera aussi…
    Belles traversées à vous !
    Thierry

  14. auxecrires dit :

    Bonsoir Thierry ! Difficile pour moi de finir la journée sans jeter un petit coup d’oeil sur auxécrires, malgré la fatigue qui commence à s’accumuler.
    Et du coup, c’est avec le son des Quilapayun dans les oreilles que je vais aller me coucher. Merci pour cette chanson que je découvre et pour ces belles paroles, à méditer également.
    Très bonne nuit à vous !
    Viv

  15. auxecrires dit :

    Le week-end est arrivé, les enfants sont repartis. Me voilà donc de retour avec un peu plus de temps devant moi que les jours précédents et assez reposée pour continuer cette « conversation ».
    Je vous ai trouvé bien dur avec vous-même lorsque vous avez parlé d’étroitesse d’esprit dans votre dernier commentaire ! Vous m’avez prise pour une espagnole, je vous ai cru alsacien, et alors ? Nous nous sommes fait une idée de l’autre avec le peu d’informations dont nous disposions et nous n’avons d’ailleurs fait que supposer. Je trouve ça plutôt rigolo. 🙂
    ***
    J’ai moi aussi été en Espagne plus d’une fois, sans compter mes escales à l’aéroport de Barajas, bien sûr. La première fois c’était il y a tellement longtemps que je serais bien incapable de vous citer l’ensemble des villes où je suis allée. Mais parmi celles de votre liste, je sais que j’ai visité Salamanca, Córdoba, Sevilla, Granada, Barcelona et Toledo, où je suis passée en coup de vent en me promettant d’y revenir un jour.
    Une autre fois, plus récemment, je suis restée à Madrid pendant presqu’une semaine. C’était comme être en Europe et en Amérique du Sud en même temps. Cela a été étrange et très agréable que de redécouvrir cette Espagne qui n’est en effet « que » notre mère patrie à ceux qui sommes nés dans ce petit plat pays du Sud qui est le mien.
    ***
    Tout à l’heure, je marchais dans ma ville en sortant d’un rendez-vous avec ma conseillère financière. Au coin d’une rue, je tourne et je me retrouve au milieu d’un cortège nuptial : des gens très bien habillés qui marchaient en ordre dispersé vers une salle paroissiale. La plupart discutaient, l’air heureux, profitant de la promenade et du beau temps de cette journée et de ce mariage qui sera néanmoins – je l’espère – heureux. Tout à coup, je sens que quelque chose touche mon pouce et, quand je regarde, je vois qu’il s’agit d’une coccinelle qui repartait déjà. Cela m’a amusée et, en rentrant chez moi, en ce week-end qui est arrivé alors que les enfants sont repartis, j’ai allumé l’ordinateur pour vous répondre, cher Thierry.

  16. Th dit :

    Chère Viv, hier soir, j’ai eu le bonheur de vous lire…
    … de découvrir, grâce à vous, cette très chouette interprétation de « Né quelque part » accompagnée en guitare percussive… et d’être « frappé » aussi de cette nouvelle coïncidence ! : nous avions écouté vendredi soir son album « Saltimbanque » (un album de ma jeunesse…)
    … de découvrir quel était votre pays… encore plus heureux de l’accueillir en son lointain horizon, après que ma pensée ait su s’élargir…
    … d’apprendre qu’une coccinelle vous avait rencontrée… 🙂

    J’avais commencé de vous écrire cela et plus encore… en un tour très personnel… vous racontant le beau de notre week-end, comme je l’aurais fait par courriel… et, allez savoir pourquoi, j’ai enfourché un moteur de recherche pour me rendre compte que si les mots clés de la phrase qui nous avait réunis ici ne semblait plus offrir de lien vers notre « conversation », il n’en était pas de même avec mes nom prénom ville… dès sa 2ème page de référence! Du coup, je me suis arrêté net, et ne vous ai pas écrit…

    … réalisant sans doute, à ce point de notre partage, qu’il était difficile pour moi d’écrire dans cet entre-deux…

    J’attendrai de vous lire encore chère Viv… (en ma tête je ne m’arrête pas à ces 3 premières-là 🙂 )
    … et belle nuit à vous.

  17. Ping : 1000 paginas después | Aux écrires de Viv

  18. Crue dit :

    En faisant de simples recherches sur la possibilité et la capacité de rester soi même, je suis tombée sur auxecrires…
    J’ai finalement lu vos échanges comme Quand souffle le vent du Nord et La septième vague (Glattauer)… Et j’en suis presque confuse mais l’impression qu’il manque qqch, que c’est incomplet est là. Pourtant, je vous en remercie, c’est de dont j’avais besoin à ce moment précis.

  19. auxecrires dit :

    Bonjour Crue,
    Votre commentaire me fait penser à plusieurs choses.
    D’abord, à la magie d’Internet. Vous avez lu hier un échange qui a eu lieu il y a maintenant plus de trois ans et qui correspondait à votre besoin du moment. Je suis ravie qu’Internet ait en quelque sorte effacé le temps pour me permettre de vous venir en aide.
    Ensuite, vous avez eu l’impression qu’il manquait quelque chose. Oui et non.
    Oui, parce que l’échange s’arrête brutalement. Le dernier message de Th semble ne pas avoir eu de réponse de ma part.
    Non, parce que vous avez lu tout ce qu’il y avait à lire sur un blog, tout ce qui était publiable. Comme vous avez lu les deux livres que vous citez (j’ai, pour ma part, lu seulement le premier mais pas encore la suite, qui fait partie de ma to read list). C’est important de toujours garder à l’esprit que tout ce qu’on écrit ici est public. Th en parle d’ailleurs très bien dans sa dernière réponse. Ce qui vous manque donc, c’est la partie privée de l’histoire… Et c’est bien qu’elle n’y soit pas, ne trouvez-vous pas ?
    Enfin, grâce à votre commentaire, je suis revenue avec plaisir écrire sur ce blog, resté un peu en suspens ces derniers temps. L’envie d’écrire est pourtant toujours là, et même si parfois le temps me manque, ce n’est pas là la cause principale de mon silence.
    Lorsqu’on publie un texte, on sait d’un côté que la possibilité qu’il soit lu existe, mais d’un autre côté, on a l’impression d’être en train de le mettre dans une bouteille qu’on jette à la mer. Votre réponse m’a prouvé, encore une fois s’il en était besoin, que même si les lecteurs sont rares, partager avec eux vaut le coup.
    Laisser l’échange en suspens n’avait pas été un choix facile à faire pour moi, à l’époque. Grâce à votre intervention, cette histoire trouve, longtemps après, une jolie fin, me semble-t-il.
    Merci donc et excellent dimanche à vous,
    Viv

    • Esquisse dit :

      J’aimerais avoir votre facilité d’écrire. Avoir votre facilité pour parvenir à déposer mon chagrin. Je découvre vos mots pour permettre à mon histoire d’avoir aussi une jolie fin.

      • auxecrires dit :

        Bonjour Esquisse et merci pour votre commentaire. Je n’avais pas encore eu l’occasion d’écrire sur mon blog en 2014. Voilà qui est fait.
        J’ai en effet investi cet espace à un moment où j’en avais gros sur le cœur, où j’avais besoin de m’exprimer, de donner une porte de sortie à mes pensées et à mes sentiments. Aujourd’hui, cette époque fait partie de mon passé et du coup, le besoin d’écrire se faisant moins pressant, j’ai souvent plus de mal à dégager le temps nécessaire.
        Mais cela fait quelques jours que des idées de nouveaux textes tournent avec insistance dans ma tête (l’inspiration aussi va et vient). Merci donc d’avoir laissé un témoignage de votre passage, qui me rappelle la joie, si rare, du partage entre auteurs et lecteurs.
        Que 2014 soit pour vous, ainsi que pour tous ceux qui passeront par ici également, une très belle année !

  20. Crue dit :

    C’est exactement pour cette raison que j’en ai été confuse, presque gênée de lire votre conversation… Effectivement, vous lire tous les deux m’a étrangement beaucoup apaisée. Je ne dis pas que j’aurai savoir la suite : j’avoue aimer ne pas savoir ! C’est agréable de pouvoir imaginer ce que l’on veut… Si l’acte d’écriture est magique, celui de lecture encore plus… C’est d’ailleurs bien la preuve qu’il existe un lien intime entre lecteur et auteur et qu’un texte est dialogique, peut importe notre volonté.
    Internet, c’est comme pour tout, il faut savoir s’en servir. Libre à chacun d’écrire ce qu’il veut tant qu’il a conscience qu’il est fort probable que son texte soit découvert un jour… On a tous un exutoire !
    Merci pour votre commentaire et pour vos articles… C’est un régal de vous lire ! Si le plaisir d’écrire est là, n’arrêtez pas.

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