Entre le fond et la forme

Certains choix sont plus faciles à faire que d’autres. Certains sont aussi plus importants. Celui que nous aurons à faire demain est essentiel, vital. Chacun de nous, français, majeur, vacciné, ou pas, raisonnable ou échevelé, a le devoir de se déplacer jusqu’à son bureau de vote pour donner sa voix au candidat qu’il souhaite voir se convertir en nouveau président de la république. Lire la suite

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Un monde flamboyant : cache-cache littéraire et new-yorkais

Un monde flamboyantCela faisait un moment que je voulais découvrir l’œuvre de Siri Hustvedt. La première fois que j’en avais entendu parler c’était à la radio, dans l’émission de Jean-Claude Ameisen : Sur les épaules de Darwin. J’en avais gardé l’image d’une femme qui ne pouvait que bien écrire. Alors, quand j’ai vu que son dernier livre « Un monde flamboyant », paru chez Actes Sud, faisait partie de la liste d’ouvrages des Matchs de la rentrée littéraire Price Minister-Rakuten, je n’ai pas hésité une seconde. Pour ma deuxième participation à cet événement, mon choix avait été vite fait.
Le sujet abordé, tel qu’il était présenté dans le texte de la 4e page de couverture, promettait une lecture intéressante : une femme dont le talent n’est pas reconnu à sa juste valeur, mariée à un critique d’art et réduite au statut de « femme de », mère de deux enfants, décide d’exposer ses œuvres en les faisant passer pour celles de trois hommes qui se prêtent à un jeu de masques qui finit par s’avérer dangereux. Lire la suite

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Merci !

Feuilles rougesJe ne sais plus du tout comment
Je suis tombée sur votre conférence
Mais votre voix, précisément
A toute ma reconnaissance

Il y a un art dans lequel j’excelle
Un don qui m’avait jusqu’alors contrariée
La procrastination, c’est bien d’elle
dont vous m’avez peut-être débarrassée

Je sais maintenant à quoi c’est dû :
Il m’est bien indispensable
D’avoir toujours en vue
une to do list interminable

Cela dit, il est probable
Que je ne puisse pas arrêter
Cette habitude redoutable
qui m’aide à cheminer

Le néant est effroyable
Tout comme l’ennui
C’est d’autant plus confortable
D’y réfléchir dans son lit

J’envisageais de vous le dire
Depuis déjà quelques jours
Mais, vous allez peut-être sourire
Cela aurait aussi pu attendre pour toujours

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Mágico otoño

arbre en automneHay momentos raros en la vida, como este
Tiempo de espera y tiempo para pensar
Mirar hacia afuera y ver caer
Hojas amarillas

Te espero a ti, claro, único
¿Existes realmente? ¿dónde? ¿cuándo?
En momentos raros como este, confío.
Todo es posible aún

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Parce que nous le valons bien !

BerlitzUne semaine de cours intensifs d’anglais en tête à tête, en formule « one to one » : ça me faisait tout simplement flipper à mort. Du coup, j’avais retardé le plus possible la prise de rendez-vous, puis commencé à me préparer à l’inéluctable (mon ancienne entreprise avait payé une petite fortune pour m’en faire bénéficier) en programmant un petit cours par semaine.

Je vécus le premier de la série comme un véritable cauchemar, tellement je me sentais mal à l’aise, pas à ma place, tendue, à la défensive. Que me voulait-il vraiment cet homme, avec ses questions idiotes, auxquelles je n’arrivais à répondre qu’à force d’efforts de mémoire et de concentration ? (Que faisiez-vous hier à cette heure-ci ? Combien de repas avez-vous pris la semaine dernière ? Maintenant demandez-moi la même chose…) Voulait-il pointer simplement mes petites erreurs d’anglais pour s’amuser ou m’humilier carrément en mettant en évidence les défaillances de ma mémoire ? Lire la suite

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Friends… or more… or less

Notre Dame
There are those that you haven’t seen for years and, when you see them again, it is as if you’ve seen them the day before…
Those who don’t match with you even if you see them every day, at work for example…
Those you end up liking just because you shared so many things with them…
And those who, when you meet them, don’t need more than a few minutes to steal your heart and take it with them.

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D’humeur automnale

feuillesLa rencontre a eu lieu
Est-elle du troisième type ?
Tout est possible encore
le pire comme le meilleur

Une étape s’achève
Les feuilles mortes tombent
Et cet arbre épuré
m’intrigue au plus profond

J’aurais voulu pleurer…
Mais je n’ai plus de larmes !
Cet amour qui fut tant
et tant qui n’est plus rien

Ses yeux, je n’les vois plus
Son rire m’est étranger
Une nouvelle vie m’attend
loin de c’que j’ai aimé

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Danse noire : un livre-film bilingue et sous-titré

Logo2_rentree-literaire2013C’est dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire Price Minister-Rakuten, auxquels j’ai l’honneur de participer pour la première fois cette année, que j’écris ce post.
J’ai reçu et lu avec grand plaisir le roman Danse noire, de Nancy Huston, paru cet été aux éditions Actes Sud.
Voici donc ce que j’en ai pensé.

Danse noireNancy Huston vit à Paris mais, avec elle, on voyage toujours. Cette fois-ci, nous l’accompagnons derrière une caméra qui oscille entre trois époques et deux continents. Elle nous emmène au Canada, son pays d’origine, mais aussi en Irlande, aux Etats-Unis et au Brésil. Ce qu’on lit est écrit tantôt en français, tantôt en anglais. Nous passons d’une langue à l’autre aussi facilement que cela doit se passer dans la tête de l’auteure, tout comme dans celle de n’importe quelle personne bilingue, d’ailleurs.
Dans Danse noire, il y a « noir » et il est vrai qu’il ne s’agit pas d’un roman gai ;-). La particularité du style choisi fait qu’il faut s’accrocher un tout petit peu au début, pour rentrer dedans.
A la fin du premier chapitre, Paul Schwarz, le narrateur, dit à son amant, Milo Noirlac, qui gît dans un lit d’hôpital : « Tu sais comment fonctionne un film : les dix premières minutes, le public est infiniment tolérant et acceptera tout ce qu’on choisit de lui montrer ; après, on a intérêt à faire sens. » En tant que lectrice, j’ai appliqué ce principe au début du livre : je me suis accrochée pendant une dizaine de pages — au lieu d’une dizaine de minutes — avant de commencer à me familiariser avec les lieux, les époques et les différents personnages. Lire la suite

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J’ai testé Draft Quest

violetteC’est par le biais du Labo de l’édition que j’ai connu ce logiciel d’aide à l’écriture, il y a quelques mois. A l’époque, je m’étais rendue sur le site, j’avais créé un compte et c’est à peu près tout. L’interface était sobre, pas très conviviale ; aucune indication n’encourageait l’utilisateur à se lancer. Un comble, a priori, pour un outil dont le but est d’aider à lutter contre l’angoisse de la page blanche !
En page d’accueil, une liste de titres suivis chacun par un début de texte. Il y avait donc bien par là du monde qui écrivait. Tant mieux pour eux ! Certains avaient fini tous leurs « rounds », d’autres en étaient au milieu ou au début de leurs parcours, de leurs courses, de leurs matchs de boxe ! Je me suis déconnectée et n’y ai plus pensé…
Jusqu’à il y a quelques jours, où un message sur ma boite aux lettres m’a donné envie d’y retourner. Il annonçait le démarrage imminent d’un mooc intitulé « Écrire une œuvre de fiction », visant à nous accompagner dans la rédaction du premier jet de notre roman.
Mooc, gratuit, écrire, fiction, roman : des mots clés qui ont fait tilt et donné à mon cerveau le courage d’essayer pour la deuxième fois d’approcher Draft Quest. Lire la suite

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Pause virtuelle

Exif_JPEG_422On est dimanche et je traîne un rhume depuis une semaine…
Après avoir pris mon petit-déjeuner, je pars dans ma chambre pour « surfer » sur Internet.
(Oui, j’ai une chambre maintenant.)
En gros, je me recouche et, mon ordi portable sur mes genoux, je pars en voyage à partir de Twitter.
(Oui, je suis sur Twitter maintenant.)

On est en juin et mon fils regarde la télé.
Resté tout seul dans le salon, il adopte le mode « je dis tout ce que je vois » ; sans doute une façon de me garder à ses côtés.
Il commente ce qui se passe sur les cours de Roland Garros.

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